On en a donc profité pour faire quelques photos des nos 3 petits bouts de résines sur les hauteurs de Crémieu, dans les remparts.
J'ai donc l'honneur de vous présenter Olivia et le petit renard de Namoony !
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L’arrivé de Lenalee
Un matin d’hiver ensoleillé, sur les rivages d’un fjord enneigé.
Le vent froid soufflait sur l’eau glaciale du lac, tourbillonnant dans la vallée. C’était une matinée comme les autres. La nature, endormis pendant tous l’hiver, était silencieuse. Sur le bord du lac était allongé, inconsciente, une jeune fille. Elle avait de longs cheveux noirs et était vêtu d’une simple robe de voilage bleu en lambeaux. De l’eau perlait encore sur son visage pâle et radieux.
Comme tous les matins, un petit groupe de trois pêcheurs se rendait à leur barque, amarré à un petit ponton. Sur leur chemin, ils trouvèrent le corps inerte de la jeune fille. Pris de panique, ils décidèrent de la transporter dans une petite cabane de bois qui se trouvait à l’auré de la forêt. La jeune fille était glacée, trempé jusqu’aux os. Les hommes pensèrent qu’elle avait certainement dû tomber dans l’eau du lac. Il était impensable, surtout à cette période de l’année, qu’une personne survive à une chute dans cette eau glaciale.
Ils la déposèrent sur un lit, allumèrent un feu dans la cheminée, et firent tous leur possible pour tenter de réchauffer et de sauver la jeune fille. Durant trois jours et trois nuits, ils se relièrent à tour de rôle à son chevet.
A l’aube du quatrième jour, un des pêcheurs arriva pour prendre la relève de son ami. Celui-ci, avant de partir, décida d’aller ramasser un peu de bois pour attiser le feu qui commençait à faiblir. Il saisit sa hache et s’en alla sur le petit sentier, s’enfonçant doucement dans la forêt sombre. Pendant ce temps, dans la cabane, l’homme prenait soin de la fille. Cela faisait maintenant quatre jours qu’ils l’avaient trouvé. Malgré tous les efforts qu’ils avaient faits, le corps de la jeune fille était toujours aussi froid et elle n’était toujours pas revenue à elle. Sa respiration et son pou étaient toujours aussi faibles. Mais les hommes ne perdirent pas espoir. Après tout, elle était toujours en vie, ils ne pouvaient pas l’abandonner.
Alors qu’il faisait chauffer de l’eau sur le feu, l’homme de la cabane entendit un hurlement provenant de la forêt. Ce cri lui glaça le sang. Aucuns doutes pour lui, il s’agissait de son ami. Pris de terreur, il saisit la carabine accroché au dessus de la cheminer et, les jambes tremblantes, sortie de la cabane. Il se dirigea vers la forêt tant bien que mal. La peur l’envahie. Il s’enfonça dans la forêt, lentement. Plus aucuns bruits ne s’échappait de l’obscurité. Il tenta d’appeler son ami, en vain. Qu’avait-il pu arriver ? Soudain, il vit une immense masse noire s’élever au loin, à côté de laquelle un corps était étendu. C’était son ami, inconscient, blessé. L’homme serra fort son fusil et de ses mains tremblantes, visa en direction de la masse sombre. Il s’avança doucement en sa direction. Il ne pu identifier précisément de quoi il s’agissait. La bête était immense, ses crocs brillaient à la lueur des premiers rayons de soleil. Son regard foudroyant se dirigea vers lui. Le fusil à la main, l’homme tira à plusieurs reprises sur la bête, mais celle-ci ne sembla pas réagir aux balles qui la transperçaient. Pris de panique, l’homme voulu s’enfuir, mais ses jambes refusaient de bouger. Il recula, trébucha et tomba sur le dos, désarmé. La bête s’approchait doucement de lui, leva une pate ornée de griffes gigantesques. L’homme ferma les yeux, terrorisé. Ses quelques secondes lui semblèrent durer une éternité, comme si le temps s’était arrêté. Soudain il entendit une mélodie s’élever de la forêt.
« An Aranelya entuluva
Ar maruva imbë elyë
Ilyë ari cuilelya… »
L’homme cru qu’il rêvait ou qu’il était déjà mort. Il ouvrit les yeux. La bête était toujours fasse à lui, immobile.
« …Ar i Osto aman nauva
A linda, ilyë elyë»
Une violente lumière éblouit l’homme à terre. De longues et fines flèches transpercèrent l’air dans un léger sifflement aigu et vinrent se planter dans le torse de la bête. Celle-ci poussa un hurlement et s’effondra sur le sol. L’homme n’en croyait pas ses yeux, ne comprenant pas trop ce qu’il venait de se passer, il se releva et observa de plus prêt le cadavre de la bête. C’était étrange… Les flèches qui l’avait transpercé n’était pas ordinaires… Une lueur bleue s’en dégageait. Il n’avait jamais vu de telle flèche au par avant. Elles étaient faites de glace ? Alors qu’il inspectait ses étranges flèches, il ne remarqua pas la personne qui s’avançait derrière lui.
- Recules toi, lui dit celle-ci.
L’homme sursauta, se retourne et resta stupéfait en voyant la personne. En effet, il s’agissait bien de la jeune fille qu’ils avaient retrouvé inconsciente sur les bords du lac gelé. Mais comment est-ce possible ? Elle était pourtant dans un état grave.
La jeune fille au doux visage s’approcha de la bête, tendit sa main au dessus d’elle et murmura quelques mots que le jeune homme ne compris pas. Doucement, un tombeau de glace se formait autour de la bête, l’emprisonnant au cœur de cette forêt sauvage. Puis elle sera le poing, et le tombeau glacé ce brisa en millions de morceaux reflétant les quelques rayons de soleil qui traversaient l’épaisse forêt. La bête avait disparue. Elle s’avança ensuite vers l’ami de l’homme, allongé par terre.
- Il est en vie. Ramènes le au village.
L’homme regardait la jeune fille, la bouche entrouverte, incapable de dire un mot. Il ne comprenait pas ce qu’il se passait. Il se dirigea vers son ami, le pris sur son dos et se retourna vers la jeune fille qui le fixait de ses grands yeux noirs.
- Heuu... Mer... Merci beaucoup. Vous… Vous nous avez sauvez la vie, bafouilla l’homme.
La fille ne répondit pas.
- Excusez moi, mais… quelle est votre nom ? Et comment avez-vous fait… ça ?
Elle resta silencieuse un moment, fixant le pécheur mal à l’aise. Elle non plus ne comprenait pas tous ce qui se passait. Ses derniers souvenirs lui semblaient lointains. Elle se trouvait au sommet d’un glacier avec son maître, en train de s’entrainer pour perfectionner sa précision dans certains sorts, puis, plus rien. Elle ne savait pas se qu’il c’était passé. Elle se retrouvait ici, seule sans son maitre…
- Je me nomme Lenalee, dit elle d’une voix calme. Maintenant rentre au village.
- Mais…
Un craquement attira l’attention du jeune homme qui pivota sur lui même, surpris. Lorsqu’il se retourna vers la fille, celle-ci avait disparue…